Le paradoxe du notariat

Le notaire intervient aux trois ou quatre moments les plus importants d'une vie : l'achat d'un logement, un mariage, une succession, la création d'une société. À chacun de ces moments, la personne concernée ne sait ni ce que le notaire fait, ni ce qu'il coûte, ni ce qu'elle doit préparer.

Cette ignorance est une opportunité, parce qu'elle se traduit directement en recherches. « Combien coûte un notaire à Genève », « quels documents pour une succession », « faut-il un contrat de mariage » : ce sont des requêtes réelles, formulées par des gens qui n'ont pas encore d'étude.

« Le notaire qu'on appelle n'est pas le plus réputé. C'est celui qui a répondu, quelque part, à la question qu'on se posait à minuit. »

La profession a longtemps considéré la communication comme incompatible avec sa fonction. La réalité est plus simple : expliquer le droit n'est pas faire de la publicité, et une étude qui explique bien devient la référence de son canton.

Les quatre familles de sujets

La succession

Le sujet le plus recherché et le plus mal compris. La réserve héréditaire, le pacte successoral, ce qu'il faut faire dans les trente jours d'un décès, comment se passe un inventaire, ce qui arrive à un bien immobilier détenu à plusieurs. Chacune de ces questions vaut une vidéo.

L'immobilier

L'achat est le moment où la personne découvre le notaire. Les frais réels et qui les paie, le déroulement entre la promesse et la signature, le rôle de la banque, ce qui bloque un dossier. Ces contenus intéressent aussi les courtiers, qui les relaient volontiers.

Le couple et la famille

Contrat de mariage, régime matrimonial, concubinage, protection du conjoint survivant. Sujets à forte charge émotionnelle et à faible information disponible en français pour la Suisse.

L'entreprise

Constitution d'une SA ou d'une Sàrl, augmentation de capital, cession de parts, pacte d'actionnaires. Audience plus étroite mais à très forte valeur, et directement connectée aux fiduciaires et avocats qui prescrivent.

Le format à produire

Quatre-vingt-dix secondes, une question, face caméra, sous-titré. La question posée dans les trois premières secondes, la réponse ensuite, sans générique ni musique.

Le ton compte autant que le contenu : sobre, précis, sans jargon inutile mais sans simplification fausse. Un notaire qui parle comme un notaire rassure ; un notaire qui essaie de parler comme un influenceur inquiète.

Deux précautions à intégrer dès l'écriture : rappeler que chaque situation est particulière et qu'un rendez-vous reste nécessaire, et éviter tout chiffre qui daterait la vidéo en un an. Un émolument cité précisément vous oblige à retourner la vidéo au premier changement de tarif.

Ce que ça change concrètement

Une étude qui publie régulièrement observe trois effets, dans cet ordre.

Les rendez-vous sont mieux préparés. Le client arrive avec les documents, parce qu'il a vu la vidéo qui les listait. Le premier rendez-vous gagne vingt minutes.

Les prescripteurs relaient. Courtiers immobiliers, fiduciaires, gestionnaires de fortune partagent volontiers une vidéo qui répond à une question de leur propre client. C'est un canal d'acquisition indirect que la profession sous-exploite complètement.

Les collaborateurs se recrutent plus facilement. Une étude visible attire les candidats ; les études invisibles se les disputent par le salaire.

Ce que ça coûte

En studio, une heure de tournage avec montage livré revient à 299 CHF, deux heures à 559 CHF, trois heures à 769 CHF. En location seule, sans montage, l'heure est à 189 CHF.

Une heure bien préparée produit huit à dix réponses courtes, soit un trimestre de publication. La préparation est le seul vrai levier : une question par fiche, la réponse en trois points, et le prompteur à 50 CHF pour tenir le texte au mot près, ce qui compte quand la précision juridique est en jeu.

Un film de présentation de l'étude, tourné dans vos locaux avec plusieurs intervenants, passe au devis. Il vient en second, pas en premier. Le détail des postes figure dans notre article sur le prix d'une vidéo professionnelle à Genève.

Par où commencer

Prenez les dix questions que vos clients posent le plus souvent au téléphone, celles auxquelles votre secrétariat répond dix fois par semaine. Ce sont exactement les bonnes, et vous avez déjà les réponses.

Écrivez-les, tournez-les en une heure, publiez-en une par semaine sur le site et LinkedIn. En trois mois, vous saurez lesquelles amènent des appels.

Conclusion

Le notariat n'a pas besoin de publicité, il a besoin d'être compris. La vidéo est le format qui le permet le mieux, parce qu'elle laisse entendre une voix et voir un visage là où le public n'attendait qu'un acte.

Dix questions, une heure de studio, un trimestre de publication. C'est le point de départ le plus rentable de la profession.

Questions fréquentes

Un notaire peut-il communiquer en vidéo en Suisse ?

Expliquer le droit et présenter le fonctionnement de son étude relève de l'information du public et non de la publicité comparative. Les règles applicables varient toutefois selon le canton et l'organisation professionnelle : en cas de doute sur un contenu précis, faites valider le script auprès de votre chambre avant le tournage. La prudence habituelle s'impose sur les promesses de résultat et les comparaisons avec des confrères.

Quels sujets fonctionnent le mieux pour une étude notariale ?

Quatre familles : la succession, l'immobilier, le couple et la famille, l'entreprise. Ce sont les moments où le public découvre le notaire sans savoir ce qu'il fait, et où les recherches sont les plus nombreuses. Les questions que votre secrétariat traite dix fois par semaine au téléphone sont exactement les bonnes.

Quel format vidéo produire ?

Quatre-vingt-dix secondes, une question, face caméra, sous-titré, sans générique ni musique. La question est posée dans les trois premières secondes et la réponse suit. Le film de présentation de l'étude vient en second : il coûte plus cher, vieillit plus vite et convainc moins qu'un notaire qui répond bien à une question précise.

Faut-il citer les émoluments dans une vidéo ?

Mieux vaut l'éviter. Un montant précis oblige à retourner la vidéo au premier changement de tarif, et il varie selon les situations. Expliquez la logique des frais, qui les paie et à quel moment, et renvoyez vers une page du site que vous pouvez mettre à jour facilement.

Combien coûte une vidéo pour une étude de notaires à Genève ?

En studio, une heure de tournage avec montage livré coûte 299 CHF, deux heures 559 CHF, trois heures 769 CHF. En location seule sans montage, l'heure est à 189 CHF. Une heure bien préparée produit huit à dix réponses courtes, soit un trimestre de publication. Le prompteur est à 50 CHF.

Les prescripteurs relaient-ils ce type de contenu ?

C'est l'effet le plus sous-estimé. Courtiers immobiliers, fiduciaires et gestionnaires de fortune partagent volontiers une vidéo qui répond à une question que leur propre client leur pose. Cela constitue un canal d'acquisition indirect que la profession exploite très peu.

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