Le problème que personne ne nomme
Ouvrez cinq sites de fiduciaires en Suisse romande. Vous lirez cinq fois « proximité », quatre fois « sur mesure », trois fois « plus de vingt ans d'expérience ». Rien de faux, rien de distinctif.
Ce n'est pas un problème de rédaction, c'est un problème de format. Un texte ne transmet pas ce qui fait vraiment la différence entre deux fiduciaires : la façon dont quelqu'un explique un sujet compliqué sans vous faire sentir idiot. Ça, ça s'entend et ça se voit.
« On ne change pas de fiduciaire parce qu'on a trouvé moins cher. On en change parce qu'on ne comprenait jamais ce qu'on payait. »
Le secret professionnel n'est pas un obstacle
C'est l'objection numéro un, et elle repose sur un malentendu. Le secret professionnel vous interdit de divulguer les affaires d'un client identifiable. Il ne vous interdit pas d'expliquer publiquement comment fonctionne l'impôt à la source, ce qu'implique le passage en Sàrl, ou ce qui change dans la TVA cette année.
La règle pratique est simple : parlez de situations, jamais de dossiers. « Un indépendant qui dépasse cent mille francs de chiffre d'affaires doit s'annoncer à la TVA » est une information publique. « Notre client X a dépassé le seuil et voici ce qu'on a fait » ne l'est pas, même sans le nom.
Le format qui marche : une question, une réponse
Quarante-cinq à quatre-vingt-dix secondes. Une question que vos clients posent chaque semaine. Une réponse claire, sans jargon, avec un ordre de grandeur chiffré quand c'est possible.
Douze questions qui alimentent une année
- À partir de quand faut-il s'annoncer à la TVA en Suisse ?
- Raison individuelle ou Sàrl : qu'est-ce qui change vraiment ?
- Quels frais un indépendant peut-il réellement déduire ?
- Comment fonctionne l'impôt à la source pour un frontalier ?
- Que se passe-t-il si on déclare en retard ?
- Combien coûte une comptabilité annuelle pour une petite structure ?
- Faut-il un salaire ou des dividendes ?
- Quand un contrôle fiscal se déclenche-t-il ?
- Que doit contenir un bilan pour être bancable ?
- Comment préparer sa première année d'indépendant ?
- Quelles charges sociales pour un premier employé ?
- Quels justificatifs conserver, et combien de temps ?
Ces sujets ont un double intérêt. Ils répondent à ce que les gens cherchent réellement, et ils vous positionnent comme la personne qui explique, plutôt que celle qui facture.
Où ces vidéos travaillent
Sur LinkedIn, où se trouvent les dirigeants de PME romandes qui changent de fiduciaire. Sur votre site, une vidéo par page de service, ce qui allonge nettement le temps passé sur la page. Dans vos réponses par mail : envoyer un lien de quatre-vingt-dix secondes à un prospect qui hésite fait plus qu'une pièce jointe de trois pages.
Et sur Google, indirectement. Une page qui contient une vidéo pertinente et un texte qui répond à la question se positionne mieux qu'une page seule, à condition que la vidéo soit déclarée correctement dans le code.
Ce que ça coûte et combien de temps ça prend
Une heure de studio à Genève, tournage et montage compris, revient à 299 CHF. Dans cette heure, avec des réponses préparées, on tourne confortablement six sujets. Le montage livre le format long et les versions verticales sous-titrées, sous 48h.
À raison de deux séances par an, vous couvrez douze sujets, soit une publication par mois, pour moins de six cents francs de production annuelle. C'est l'ordre de grandeur qui surprend le plus les cabinets : le coût n'est pas dans le tournage, il est dans le temps qu'on met à s'y mettre.
Si vous préférez déléguer entièrement le rythme et la publication, l'accompagnement mensuel démarre à 1'750 CHF et couvre la production, le montage et la diffusion. Le détail est sur la page abonnement marketing.
Les trois erreurs qu'on voit le plus
Vouloir tout expliquer. Une vidéo de fiduciaire qui dure six minutes n'est pas regardée. Une question, une réponse, un point final. Le reste appelle un rendez-vous, et c'est exactement le but.
Parler comme on écrit. Les phrases qu'on rédige dans un courrier fiscal sont illisibles à l'oral. Écrivez comme vous expliqueriez à un client au téléphone, puis coupez encore un tiers.
Attendre d'être à l'aise. Personne n'est à l'aise à la première prise. C'est justement pour ça qu'un technicien reste présent pendant toute la session et qu'on prévoit un temps de chauffe.
Comment démarrer sans y passer un mois
Choisissez six questions parmi celles de la liste plus haut, celles que vous entendez le plus. Écrivez trois phrases de réponse pour chacune, pas davantage. Réservez une heure de studio, apportez vos notes, et laissez le montage produire les douze contenus qui en sortiront.
Conclusion
Le marché fiduciaire romand est encombré de cabinets compétents qui se ressemblent tous à l'écrit. Celui qui accepte de répondre en vidéo aux questions élémentaires que ses confrères jugent trop simples occupe un espace vide.
Ce n'est pas une question de budget. C'est une heure de studio, six questions, et la décision de parler avant qu'on vous le demande.
Questions fréquentes
Le secret professionnel empêche-t-il une fiduciaire de faire de la vidéo ?
Non. Le secret professionnel interdit de divulguer les affaires d'un client identifiable. Il n'interdit pas d'expliquer publiquement une règle fiscale, un seuil de TVA ou une démarche administrative. La règle pratique : parlez de situations générales, jamais de dossiers, même anonymisés si le client reste reconnaissable.
Quels sujets vidéo fonctionnent pour un cabinet comptable ?
Les questions élémentaires que vos clients posent chaque semaine : seuil de TVA, raison individuelle ou Sàrl, frais déductibles, impôt à la source pour un frontalier, salaire ou dividendes, charges sociales du premier employé. Ce sont les sujets que les dirigeants cherchent réellement, et ceux que la plupart des cabinets jugent trop simples pour en parler.
Combien coûte une série de vidéos pour une fiduciaire ?
Une heure de studio à Genève, tournage et montage compris, coûte 299 CHF. Avec des réponses préparées, cette heure permet de tourner environ six sujets, livrés en format long et en versions verticales sous-titrées sous 48h. Deux séances par an couvrent douze sujets, soit une publication mensuelle pour moins de six cents francs de production annuelle.
Combien de temps faut-il préparer avant le tournage ?
Une à deux heures. Choisissez six questions, écrivez trois phrases de réponse pour chacune, pas plus. C'est le seul travail préparatoire nécessaire, et c'est lui qui divise le temps de plateau par deux. Envoyez vos notes avant la séance et nous préparons le plateau en conséquence.
Faut-il apparaître soi-même ou déléguer à un collaborateur ?
Celui qui parle doit être celui que le client rencontrera. Une vidéo portée par un associé crée une attente cohérente avec le premier rendez-vous. Si plusieurs personnes du cabinet reçoivent des clients, alternez : chacun prend les sujets de son domaine, ce qui répartit aussi l'effort.
Où publier ces vidéos une fois produites ?
LinkedIn en priorité, c'est là que se trouvent les dirigeants de PME romandes. Puis votre site, une vidéo par page de service. Et dans vos échanges par mail : envoyer un lien de quatre-vingt-dix secondes à un prospect qui hésite est plus efficace qu'un document de trois pages.
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