Ce qu'un client cherche avant de vous appeler
Le parcours est presque toujours le même. Une recherche Google, trois sites ouverts en parallèle, une lecture rapide des pages « équipe » et « domaines », puis une décision qui se joue sur autre chose que le contenu : la sensation de savoir à qui l'on va s'adresser.
C'est ce que la vidéo apporte à un cabinet. Pas un argument de plus, mais la levée d'un doute. Un justiciable qui doit confier un litige familial, un dirigeant qui prépare une restructuration, un particulier qui conteste un licenciement : tous cherchent la même chose avant le premier rendez-vous, et c'est de se rassurer sur la personne.
« Un site d'avocat ne vend pas du droit. Il vend la confiance qu'on peut appeler ce numéro sans se sentir bête. »
Ce que le droit suisse autorise, et ce qu'il n'autorise pas
La question revient à chaque premier échange, et elle est légitime. La loi fédérale sur la libre circulation des avocats encadre la publicité : elle doit être objective et répondre au besoin d'information du public. Les règles déontologiques cantonales et la Fédération Suisse des Avocats précisent le cadre.
En pratique, pour une vidéo, cela veut dire trois choses simples. Vous pouvez présenter vos domaines de pratique, vos parcours, votre manière de travailler, vos langues, vos locaux. Vous ne pouvez pas promettre une issue, comparer votre cabinet à un confrère nommément, ni utiliser un dossier client identifiable sans accord écrit. Vous devez rester sobre : le ton compte autant que le contenu.
Ce cadre n'est pas une contrainte, c'est une direction artistique. Il écarte d'office le film publicitaire tape-à-l'œil et vous pousse vers le format qui fonctionne le mieux de toute façon : quelqu'un qui parle, calmement, de ce qu'il fait.
Le premier format à produire : le portrait d'associé
Soixante à quatre-vingt-dix secondes, un associé face caméra, trois questions. Qui vous confie ses dossiers ? Qu'est-ce qui se passe concrètement au premier rendez-vous ? Qu'est-ce que les gens ignorent souvent sur ce domaine ?
C'est court, c'est tenable pour quelqu'un qui n'aime pas la caméra, et c'est la vidéo qui travaille le plus longtemps : elle vit sur la page de l'associé, sur LinkedIn, dans les réponses aux appels d'offres et dans les mails de premier contact.
Ce qui rend un portrait crédible
- Un décor neutre et propre, pas une bibliothèque juridique en arrière-plan : le cliché dessert
- Un son irréprochable : un avocat mal enregistré perd immédiatement en autorité
- Un regard caméra tenu, ce qui s'obtient avec un prompteur ou un intervieweur hors champ
- Des phrases courtes. Le réflexe du juriste est la subordonnée ; à l'oral, elle perd tout le monde
Les trois formats suivants, par ordre d'utilité
La réponse à une question fréquente. Quarante-cinq secondes sur « combien de temps dure une procédure de divorce à Genève », « que faire à la réception d'un commandement de payer », « quels délais après un licenciement ». C'est ce que les gens tapent réellement dans Google, et une vidéo qui répond se retrouve citée.
Le format vertical pour LinkedIn. Le même contenu, recadré, sous-titré, publié une fois par semaine. C'est le canal où se trouvent vos clients d'affaires, et où un associé qui parle régulièrement finit par être identifié comme la personne à appeler sur son sujet.
La présentation du cabinet. Elle vient en dernier, pas en premier, contrairement à ce que la plupart des cabinets font. Un film institutionnel coûte plus cher, vieillit plus vite, et convainc moins qu'un associé qui parle bien.
Combien ça coûte, réellement
En studio à Genève, la grille est publique. Une heure de tournage avec montage livré revient à 299 CHF, deux heures à 559 CHF, trois heures à 769 CHF. En location seule, sans montage, l'heure est à 189 CHF et vous repartez avec les fichiers bruts.
Dans les faits, une heure suffit largement pour deux portraits d'associés et quatre formats courts si les textes sont préparés. C'est le point où les cabinets se trompent le plus : ils budgètent le tournage et oublient la préparation, qui ne coûte rien mais qui divise le temps de plateau par deux.
Pour un film de cabinet tourné dans vos locaux, avec plusieurs intervenants et des plans de coupe, on passe au devis. Le détail des postes est expliqué dans notre article sur le prix d'une vidéo professionnelle à Genève.
Ce qu'on a appris en filmant un cabinet genevois
Nous avons produit une série de contenus pour Winset Avocats : portraits, formats verticaux et publicités. Trois enseignements en sont sortis.
Le premier : les avocats parlent trop longtemps en première prise et beaucoup mieux en troisième. Il faut prévoir ce temps de chauffe, pas le subir.
Le deuxième : les sujets qui fonctionnent ne sont jamais ceux que le cabinet propose spontanément. Les associés veulent parler de leur expertise pointue ; le public réagit aux questions élémentaires qu'il n'ose pas poser.
Le troisième : une séance produit bien plus que ce qu'on imagine. Un tournage d'une heure correctement découpé alimente deux mois de publications.
Comment s'y prendre concrètement
Écrivez trois questions par associé, pas plus. Faites-les relire par quelqu'un qui n'est pas juriste : si cette personne ne comprend pas la question, le client non plus. Réservez une heure de studio, venez à deux associés, et laissez le montage faire le reste.
Si vous préférez comprendre le déroulé avant de vous engager, notre page production vidéo à Genève détaille les formats, les tarifs et les délais.
Conclusion
La vidéo ne rendra pas votre cabinet meilleur, et ce n'est pas ce qu'on lui demande. Elle enlève la couche d'anonymat qui sépare un site de cabinet d'un premier appel. Dans un marché genevois où tous les sites se ressemblent, c'est la différence entre être comparé et être choisi.
Commencez par un portrait de quatre-vingt-dix secondes. Le reste suivra, ou pas, mais celui-là servira dès la semaine suivante.
Questions fréquentes
Un avocat a-t-il le droit de faire de la publicité vidéo en Suisse ?
Oui, dans un cadre précis. La loi fédérale sur la libre circulation des avocats autorise la publicité à condition qu'elle soit objective et réponde au besoin d'information du public. Vous pouvez présenter vos domaines, votre parcours et votre façon de travailler. Vous ne pouvez pas promettre un résultat, dénigrer un confrère, ni montrer un dossier identifiable sans accord écrit. Les règles cantonales et celles de la Fédération Suisse des Avocats complètent ce cadre : en cas de doute sur un contenu précis, vérifiez auprès de votre ordre.
Quel format vidéo produire en premier pour un cabinet ?
Le portrait d'associé, entre 60 et 90 secondes. Il coûte le moins cher, se produit en une heure de studio et sert immédiatement sur la page de l'associé, sur LinkedIn et dans les premiers échanges avec un prospect. Le film de présentation du cabinet, plus cher et plus long à produire, vient après, une fois que vous savez ce qui fonctionne.
Combien coûte une vidéo pour un cabinet d'avocats à Genève ?
En studio, une heure de tournage avec montage livré coûte 299 CHF, deux heures 559 CHF, trois heures 769 CHF. En location seule sans montage, l'heure est à 189 CHF. Une heure suffit généralement pour deux portraits d'associés et quatre formats courts si les textes sont préparés à l'avance. Un film tourné dans vos locaux, avec plusieurs intervenants, passe par un devis.
Faut-il tourner au cabinet ou en studio ?
En studio pour les portraits et les formats courts : le son y est maîtrisé, la lumière aussi, et personne ne vous interrompt. Au cabinet quand le lieu fait partie du message, par exemple pour un film de présentation où l'on veut montrer les locaux et les équipes. Beaucoup de cabinets commencent en studio et ne filment sur site qu'une fois par an.
Combien de temps faut-il prévoir pour un associé qui n'aime pas la caméra ?
Une heure de studio suffit, mais prévoyez que les trois premières minutes ne seront pas utilisables. C'est normal et c'est prévu : un technicien reste avec vous, l'accueil se fait quinze minutes avant le créneau et le prompteur est disponible en option à 50 CHF. La plupart des personnes se détendent après la deuxième prise.
Que peut-on faire d'une seule séance de tournage ?
Beaucoup plus qu'un film. Une heure bien découpée donne deux portraits longs, quatre à six extraits verticaux sous-titrés pour LinkedIn et les réseaux, et des images fixes utilisables sur le site. C'est le principe du montage inclus dans la formule à 299 CHF l'heure : le format long et les formats courts sortent du même tournage.
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